vendredi 23 janvier 2009, par cidrolin
Microsoft a présenté au Consumer Electronics Show de Las Vegas un prototype de cafetière électrique tournant sous Windows. Ce perco peut par exemple télécharger depuis l’internet des infos sur vos fèves préférées, leur degré de torréfaction, la mesure optimale de la mouture, etc... On peut aussi imaginer qu’il détermine la force la plus adéquate du café en fonction du bulletin de santé de l’utilisateur (ou de la charge de son agenda...). Bien sûr, et c’est la moindre des choses, au lieu de programmer bêtement l’heure de démarrage de la préparation en l’affichant sur la pendulette, on pourra certainement le faire de son PC, en se connectant sur l’interface web sécurisée de la cafetière.
Une information aussi sensationnelle appelle naturellement quelques commentaires. Quelques inquiétudes aussi.
Tout d’abord, une cafetière programmable en dot-net, c’est un peu incongru : java, on aurait compris.
On sait d’autre part la propension de Microsoft à réaliser le bêta-testing chez le client. On recherche donc des amateurs de café qui n’auront pas peur, en cas de bug, de boire du thé, de l’eau chaude, un concentré dans lequel la cuillère tient debout toute seule, ou tout autre breuvage inattendu et généralement quelconque.
Quid de l’interopérationnalité ? La cafetière Windows est-elle compatible avec un grille-pain Linux ?
La sécurité est aussi un souci : Windows étant notoirement aussi sécurisé qu’une passoire, que faire pour qu’un cracker ne pirate pas ma cafetière ? Y aura-t-il un système de fichiers journaux pour détecter une intrusion ? Les sociétés spécialisées vont-elles sortir des versions pour percolateur de leurs antivirus ?
De plus, est-on certain qu’un percolateur sur internet pourra garder pour lui tous les petits secrets qu’on lui confie ? Est-ce que j’ai envie que le monde entier sache que j’ai fait deux tasses simultanément au milieu de la nuit ? Comment ça pour qui ? Vous êtes de la police ?
La préparation du café pourrait vite devenir un cauchemar : d’abord les garde-fous de Microsoft pour bien convaincre l’opérateur que s’il arrive quelque chose, c’est de sa faute :
Ensuite, le spam (eh oui vous n’avez pas fait attention, maintenant il y a un adware sur votre machine...) :
En conclusion, c’est comme on le sent, mais moi je vais en rester à mon bon vieux perco à un seul bouton : Marche-Arrêt.