jeudi 13 novembre 2008, par cidrolin
Voilà nos vaillants ministres qui, urgence oblige, pensez aux épargnants !, nationalisent une banque, en revendent les actifs essentiels, refont le coup avec une autre, et enfin promettent la garantie de l’état pour les dépôts de celles qui font encore semblant de tenir debout.
L’Etat est venu au secours du Marché !
Belle formule, mais je m’interroge sur le sens des mots...
Qu’est-ce que l’état, en vérité ? Notre constitution, comme la plupart de celles des pays dits démocratiques, stipule que tous les pouvoirs émanent de la Nation. La nation, c’est-à-dire l’ensemble des citoyens en tant qu’ils sont d’accord pour l’être (citoyens), et au besoin de contribuer aux dépenses résultant de la nécessité d’organiser leur partage d’un territoire. Les citoyens, donc, ou les contribuables, puisque par le jeux des impôts indirects (TVA, accises,...) tout citoyen est contribuable même si ses revenus sont trop faibles pour être imposables.
Le marché maintenant. Le marché, c’est en l’occurrence le lieu ou se rencontrent les détenteurs de titres (actions, obligations et "produits structurés") et acheteurs, dans le but de les échanger. Le prix de ces titres sur ces places d’échange se fixe sans référence la plupart du temps au revenu direct que l’acheteur peut espérer tirer du titre de manière directe, en touchant intérêts ou dividendes : on a vu des titres augmenter de valeur de manière continue alors que la société ne distribue pas de dividende... La logique des vendeurs et acheteurs est purement spéculative. Le marché, c’est donc l’ensemble des spéculateurs.
Le contribuable est donc venu au secours du spéculateur.
Comme ça au moins, c’est clair...