mercredi 16 juillet 2008, par cidrolin
Ces belges sont ingouvernables... Encore un exécutif de foutu, après le temps qu’il a fallu pour le constituer, si c’est pas dommage. Leterme, démission !
Ah, c’est déjà fait ?
Notez, la vie continue. Les administrations tournent, les prix montent, l’i-phone fait un tabac, les trains roulent (pas toujours à l’heure) et les ponts tiennent. Pas de quoi se tracasser en somme.
Et maintenant quoi faire ? On pourrait organiser une élection mais si c’est pour le même résultat,... Et si on prenait le problème à l’envers ?
On se réunit entre gens de bonne compagnie et on se met d’accord pour gérer les affaires publiques en évitant les sujets qui fâchent. Puisqu’on est entre gentlemen [1], ça doit être possible.
Ensuite, on demande à nos informaticiens chargés du comptage des votes électroniques de modifier les programmes pour que la majorité voulue sortent des urnes. On les paie bien pour qu’ils ne disent rien à personne.
Il n’y a plus qu’à organiser le scrutin, et à préparer des mines à la fois ébahies et réjouies pour le jour des résultats : "tiens, ce n’est pas la même chose que la dernière fois... Comment est-ce possible ?"
N’oublions pas Bruxelles-Hal-Vilvorde et le Conseil d’Etat (Chambres flamandes) : le parlement élu se réunit et, surprise, déclare le scrutin valable. Vous vous souvenez ? On est entre gentlemen.
Maintenant qu’on a un système de vote qui ne permet pas les recomptages et grâce auquel une fraude ne peut être détectée qu’avec l’assistance de ceux-là même dont les services sont loués pour l’organiser, je suggère qu’on s’en serve pour sortir de la fosse où nous sommes désespérément enlisés.
En voilà une idée qu’elle est bonne.
[1] A gentleman is someone who can play the bagpipe and does not.