jeudi 8 novembre 2007, par cidrolin
Langue : depuis que je suis fonctionnaire fédéral, je prends des cours de néerlandais ; je ne suis pas trop nul en langues (bilingue fr-en) alors ça m’aide bien mais... je comprends un de mes collègues sur 3 ou 4 : celui qui parle la langue qu’on m’enseigne, l’ABN. Cela dit, même les autres apprécient mes efforts et apprendre une langue c’est toujours intéressant, mais je peux comprendre que certains de mes collègues se découragent.
Langue, encore : nos amis flamands ont de la chance : en apprenant le français (même très approximativement) ils peuvent aller partout en Wallonie. C’est parce qu’il n’y a pas si longtemps, une bourgeoisie francophone en grande partie flamande a interdit à nos grands-parents d’utiliser et surtout d’enseigner leur langue : le wallon... Ma propre grand-mère, institutrice rurale, était ainsi menacée de sanction non seulement si elle parlait wallon avec ses élèves (donc c’était la langue maternelle), mais même si elle ne les punissait pas quand ils parlaient wallon dans la cours de récréation. Le saviez-vous ? C’était à l’époque dont nous parlent les militants flamingants à la Tour de l’Yser...
Gouvernement : ça a l’air bien parti pour 1 an et demi d’"affaires courantes" avec Leterme à la tête d’un groupe (ne parlons pas d’une équipe, s’il vous plaît) en attendant les régionales de 2009. Négociation : négocier, c’est s’asseoir à une table avec quelque chose qu’on veut et des choses qu’on peut donner ; bien négocier c’est ne pas donner trop en échange de ce qu’on obtient. Venir à la table en disant : je veux ça et ça, et je ne cède rien en échange, ça n’est pas négocier.
Parlement : le fonctionnement démocratique, c’est quand une majorité vote des politiques qui doivent profiter à la collectivité. Si une majorité vote des politiques qui lui profitent au détriment du reste de la collectivité, ce n’est plus de la démocratie, c’est de la brutalité. Parlement, encore : quand on met aux voix un texte qui ne peut être voté qu’avec les voix des fascistes, et qu’on l’écrit de manière qu’on soit sûr de ces voix, c’est préparer l’entrée de ces mêmes fascistes au gouvernement. Si c’est ça peut-être qu’il est temps que la Flandre ne soit plus en Belgique, je ne me vois pas servir un état fasciste.